08/03/2016

« Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (53/140) : GESPUNSART (France) : La poussée de nuées et les arbres qui gémissent

2.jpgEndroits et histoires magiques

Aujourd’hui, l’heure est venue d’emboîter le pas d’auteurs « locaux », de rassembler ce qui était épars, de (re)donner aux Ardennes leurs lettres de noblesse, de consulter à nouveau les pages des légendes et des traditions typiques de ces contrées merveilleuses afin de préparer au mieux des promenades et des séjours sur place. Et, surtout, d’y goûter ! (*)

Des historiens prétendent que le nom « Gespunsart » provient de Sart Gébuin » (ou « Gebuinisartum »), du temps de l’empereur Charlemagne au IXe siècle. L’érection de l’église Saint-Remi fut achevée à la Révolution.

Compagnonnage

La commune, à présent forte de plus de 1 100 habitants, était réputée pour ses clouteries aux XVIIIe et XIXe siècles, comptant même des centaines de maîtres cloutiers et des compagnons. Un compagnon est un homme de métier qui effectue son apprentissage chez un maître (parfois plusieurs, comme en témoignent les Compagnons du Tour de France qui effectuent le « Voyage »), avant de le devenir à son tour.
Le Compagnonnage remonte au Moyen Âge (certains le font même débuter à l’érection du Temple de Salomon) et est basé sur un rituel d’initiation, la présentation d’un chef-d’œuvre, un apprentissage du métier (et de la vie !) hors pair, c’est-à-dire concret et synonyme de qualité et de rigueur techniques, une organisation où les concepts de solidarité et de fraternité ne sont pas de vains mots !


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Compagnon en « Voyage » : sculpture exposée à Vresse-sur-Semois.

Le Musée de l’Outil et de la Pensée Ouvrière à Troyes (Aube), le Musée du Compagnonnage à Tours (Indre-et-Loire), celui de Romanèche-Thorins (Bourgogne)… évoquent merveilleusement une devise chère aux Compagnons : « L’homme pense parce qu’il a une main » (Anaxagore – 500 - 428 av. J.-C.).

Il se dit qu’Arthur Rimbaud aurait été gardé en nourrice à Gespunsart, commune située à la frontière franco-belge, d’où un ancien poste de douane fonctionnel avant la convention dite de l’Espace Schengen (puis du Traité d’Amsterdam) établissant une limite politique et juridique sans faire obstacle à la libre circulation des personnes et des biens.

La vache Malbrough

À Gespunsart, il y a un monument assez insolite composé du cracheur Malbrough qui alimente en eau (non potable) un lavoir situé à ses pieds.
Pourquoi Malbrough ? Peut-on faire un lien avec Lord Malbrough ?
Il semblerait que John Churchill, premier duc de Marlborough, célèbre par la chanson « Malbrough s’en va-t-en guerre », ne soit absolument pas lié à cette borne fontaine du XVIIIe siècle.

En revanche, une habitante, dont les propos sont repris par « Tourismeardennes.canalblog », expliqua :
« Malbrough serait issu de la situation suivante : après avoir bu de l’eau de ladite fontaine, une vache souffrant de problèmes intestinaux, pour avoir « mal brouté », a été guérie ! »
Malbrough, nom donné à une vache, alors ?


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Malbrough, une vache ?

 

 

Sorcières, peupliers et démons

Naguère, une double légende et des précisions circulaient à Gespunsart :

- Une sorcière mal peignée, ointe d’un produit graisseux confectionné avec le foie d’un enfant mort et non baptisé, s’envola sur son balai vers le « Paquis des poules », lieu traditionnel de sabbats, disait-on. Là, elle et ses semblables avaient pour malin, c’est le cas de le dire !, plaisir d’amasser les nuages d’orage et de faire tomber la grêle sur les moissons au grand dam des paysans.
D’ailleurs, dans différentes contrées des Ardennes ont dit d’une femme mal peignée qu’elle est coiffée comme « une poussée de nuées ».

Ensuite, à un carrefour forestier où convergeaient six chemins, on les retrouvait en compagnie du diable qui y tenait séance. Dans cet endroit, les esprits malsains prenaient la forme de poules noires.
Une nuit, trois jeunes filles curieuses se rendirent à ce lieu et, coup classique, se livrèrent au Malin en échange de richesses et de pouvoirs occultes.
Mais, comme elles pensaient épouser des jeunes garçons de leur pays, le diable en fut fâché et transforma les trois jeunes filles en femmes âgées et laides.
Quant aux trois garçons, ils furent écrasés par un arbre immense.
En représailles, les sorcières furent condamnées à mort par le feu.
Le lendemain, on vit trois peupliers sortir des cendres et on appela aussitôt le lieu « Le Bouquet des Sorcières ».
Quand il ventait et qu’il faisait froid, les arbres gémissaient. Il s’agissait des âmes des sorcières qui imploraient le pardon.

Elles furent délivrées de leurs tourments et le « Bouquet des Sorcières » a peu à peu disparu alors qu’il était même devenu un endroit de pèlerinage pour les filles en quête d’un mari.

 

 

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Cette sorcière fréquentait-elle la forêt de Gespunsart ?


- Selon le « Guide de la France Mystérieuse », les petits démons portent des noms et ont des fonctions bien précises :

. Les Hallequins et les Lumerettes guettent les promeneurs dans les forêts et les bois et près des étangs.
. Les Couzietti font la grimace dans le feuillage des arbres.
. Les Houziers (ou Hozeliers) forment les esprits du brouillard.
. La Pie-Pie Van-Van jette dans les eaux de la Meuse toute personne qui l’écoute.
. Le Galichet est un voleur de grains.

(*) Au fil des jours, vous pourrez me suivre dans quelque 140 lieux légendaires ou historiques français, belges, luxembourgeois et allemands, repris de mon ouvrage et de mes émissions « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (Éditions Jourdan, RTBF, TV5 Monde, Fréquence Terre-Radio France Internationale) sur le blog spécifique :
http://ardennesmysterieusesinsolitesetsacrees.skynetblogs.be/

Et, chaque semaine, en radio avec une soixantaine de sites ardennais français dans l’émission « Nature sans Frontières » sur « Fréquence Terre-RFI » : http://www.frequenceterre.com/

 

 

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« Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (52/140) : GEDINNE (Belgique) : Mémoire et hommage

 

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Aujourd’hui, l’heure est venue d’emboîter le pas d’auteurs « locaux », de rassembler ce qui était épars, de (re)donner aux Ardennes leurs lettres de noblesse, de consulter à nouveau les pages des légendes et des traditions typiques de ces contrées merveilleuses afin de préparer au mieux des promenades et des séjours sur place. Et, surtout, d’y goûter ! (*)


Commune de 4 500 habitants des Ardennes namuroises, située à quelques kilomètres de la frontière française, Gedinne et ses environs furent de hauts lieux de la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale.
De manière remarquable, le projet « Vue d’Antan » se veut un appel à la visite de Gedinne et des villages de l’entité au travers de cartes vues anciennes replacées exactement à l’endroit où se situaient les bâtiments et sites décrits. Assurément, une très heureuse initiative dont voici quelques exemples et, également, d’autres informations distillées dans la commune :

. S.A.S.

« Cette plaque commémore l’arrivée des premières troupes belges avant-garde des troupes alliées qui, en 1944, foulèrent le sol de la Belgique.
L’escadron de parachutistes belges « S.A.S. » qui, à partir du 15 août 1944, opéra dans la région de Gedinne sous les ordres du capitaine E. Blondeel et du lieutenant P. Renkin. »

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Hommage aux parachutistes.

. Armée secrète

« À la fin de 1943, l’Armée de Belgique (devenue Armée secrète en juin 1944) prend forme sur le terrain. Son organisation s’étend à l’ensemble du territoire belge. Elle est divisée en cinq zones :
Zone I : Hainaut et Namur (rive gauche de la Meuse).
Zone II : Anvers et Limbourg.
Zone III : Flandre.
Zone IV : Centre du pays.
Zone V : Rive droite de la Meuse.

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Pour ne pas oublier ces héros.

Les zones sont divisées en secteurs et les secteurs en groupes. Au total, cela donne cinq zones, trente-deux secteurs et cent deux groupes ou refuges. La Zone V est divisée en cinq secteurs dont le secteur V qui nous concerne, divisé en quatre groupes :
Groupe A : Région de Ciney-Spontin-Dinant.
Groupe B : Région Famenne-Houyet.
Groupe C : Région Gedinne-Beauraing.
Groupe D : Région Semois-Paliseul. (…)
Le Groupe C a rassemblé un maximum de 250 hommes. Il avait à sa tête le commandant Louis Barthélemy et se composait d’une sous section a matériel commandée par le colonel Verbois, de trois sections de Gedinne commandées par M. Vincent et de trois sections de Beauraing commandées par J. Questiaux. Il y avait également des sections renseignements, ravitaillements, etc. Chaque section était divisée en sous sections. Ces dernières étaient divisées en escouades. »

. Hôtel du Lion d’Or

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Hôtel du Lion d’Or.

« L’Hôtel du Lion d’Or fut aménagé en 1863. En 1922, il est devenu « Magasin de Confection Henrot André » puis « Les Trois Arcs » en 1978.
En face, on voit l’ancienne poste (façade blanche) et l’école. La poste sera reconstruite à l’endroit actuel en 1913. Sur la place, on voit la plantation récente des tilleuls à grandes feuilles toujours présents aujourd’hui.
La seconde photo (1920) montre sur la droite l’imprimerie Beghon-Lemye qui sera rasée en 1992. »

. Place de la Halle

« Autrefois, la place accueillait un marché de renom d’où son nom de « Place de la Halle ». Des canons furent placés en 1920 en commémoration de la guerre 14-18, ils seront enlevés par les Allemands en 1940.

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Vues d’antan.

En 1930, un monument aux morts fut édifié. Il sera déplacé à son endroit actuel en 1992. La place fut rebaptisée en 1946 « Place Colonel Blondeel », figure emblématique de la libération de Gedinne en 1944. »

. La Route du Maquis

- Circuit Vresse-Semois (94 km) : Houdremont, Nafraiture, Bellefontaine, Petit-Fays, Membre, Laforêt, Vresse, Chairière, Gros-Fay, Cornimont, Vivy, Rochehaut, Alle, Sugny, Bohan, Houdremont.
- Circuit Bis Gedinne-Bièvre (76 km) : Gedinne, Gembes, Porcheresse, Graide, Bièvre, Houdremont, Louette-Saint-Pierre, Croix-Scaille, Willerzie, Bourseigne-Neuve, Bourseigne-Vieille, Vencimont, Rienne, Gedinne.

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La double Route du Maquis.

. L’Abreuvoir

« Les abreuvoirs circulaires étaient faciles d’accès à un grand nombre de bêtes. Les abords en étaient pavés pour en garantir quelque peu la propreté. Les gens y venaient aussi chercher de l’eau. Cet abreuvoir datant des années 1900, a été démonté bien après la deuxième guerre. Gedinne eut une première distribution d’eau pour alimenter ces points d’eau en 1859. Ce réseau de distribution fut adapté en 1886. »


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L’abreuvoir.

. L’église Notre-Dame de la Nativité

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Notre-Dame de la Nativité.

Rebâtie en 1939, elle garda sa magnifique tour romane du XIIe siècle. Particularités : un retable en chêne polychromé doré, un confessionnal et des statues, également en chêne, datant du XVIe siècle. Le retable montre des compositions de la vie de Jésus, sa Passion, Marie, le Portement de la Croix, le Crucifiement, la Descente de la Croix, l’Annonciation, l’adoration des bergers et des mages dans la crèche, la Fuite en Égypte, l’enterrement de la Vierge…


. La Tour du Millénaire

En 2001, sur le plateau de la Croix-Scaille (503 m d’altitude), fut érigée la Tour du Millénaire (ou Tour de Gedinne), belvédère en bordure de la frontière avec l’Hexagone.
Des malfaçons et un manque d’entretien (bois pourri) obligèrent sa destruction, puis sa reconstruction avec nouvelle inauguration en 2012…

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La Tour du Millénaire ou Tour de Gedinne.

Sur place, on lit : « La Tour du Millénaire : une construction unique en Europe. Un sablier au cœur de la forêt : 80 tonnes de bois et de fer pour entrer dans le troisième millénaire. »

. La Ferme Jacob

« L’histoire de la ferme est liée à sa situation frontière mais apparemment peu d’événements s’y sont déroulés. Une ambiance particulière y règne, un mystère l’entoure comme peut-être, les deux cavités du linteau gauche de la cheminée à l’intérieur de l’habitation qui seraient les marques d’un jadis Droit d’Asile. »


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Oratoire près de la Ferme Jacob.


. Promenades balisées

La Fange de l’Abîme : 7 km
Espace liberté 44 : 5 km
Le Monument Bruck : 8 km
La Chapelle Saint-Jean : 12 km
Les Vieux Moulins de Thilay : 8 km
Trans Village : 70 km
Gedinne (comme Vresse-sur-Semois, Givet…) est une étape sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en Province de Namur, selon l’Association Belge des Amis de Saint-Jacques-de-Compostelle.

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Promenades la région de Gedinne.

 

 
(*) Au fil des jours, vous pourrez me suivre dans quelque 140 lieux légendaires ou historiques français, belges, luxembourgeois et allemands, repris de mon ouvrage et de mes émissions « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (Éditions Jourdan, RTBF, TV5 Monde, Fréquence Terre-Radio France Internationale) sur le blog spécifique :
http://ardennesmysterieusesinsolitesetsacrees.skynetblogs.be/

Et, chaque semaine, en radio avec une soixantaine de sites ardennais français dans l’émission « Nature sans Frontières » sur « Fréquence Terre-RFI » : http://www.frequenceterre.com/

 

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" Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (51/140) : FUMAY (France) : La Vierge triste et vexée

 

1.jpgEndroits et histoires magiques

Aujourd’hui, l’heure est venue d’emboîter le pas d’auteurs « locaux », de rassembler ce qui était épars, de (re)donner aux Ardennes leurs lettres de noblesse, de consulter à nouveau les pages des légendes et des traditions typiques de ces contrées merveilleuses afin de préparer au mieux des promenades et des séjours sur place. Et, surtout, d’y goûter ! (*)


Au micro de Philippe Delmelle, animateur à VivaCité (RTBF-Radio), j’ai évoqué Fumay. Voici cette chronique :

- Et, revoici Pierre Guelff, auteur aux Éditions Jourdan, qui, chaque mardi de l’été, nous raconte une histoire étrange, une légende fantastique… Après le grisou au Pays de Charleroi, les nuits au clair de lune de Châtelet et de Godarville, il sera question d’une statue qui marche toute seule… Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
- Puisque les nombreux auditeurs de VivaCité se comptent même au-delà de nos frontières, j’ai été faire un tour au Pays de Fumay, pas très éloigné des terres de Toine Culot, le célèbre personnage ardennais d’Arthur Masson et, ô surprise, on m’a raconté l’histoire fantastique d’une statue qui marche toute seule. Et, à y regarder de près, elle ne faisait pas que marcher.
- Racontez-nous ça !
- Tout d’abord, je vais situer le cadre de cette légende, car il s’agit bien d’une légende qui, cependant, a encore pas mal de retombées. Fumay est une ville frontalière de la Belgique de quelque 4 000 habitants, située dans les Ardennes. Naguère, elle fut prospère pour ses ardoises et célèbre par saint Materne, un moine évangélisateur qui, au VIe siècle, y aurait tué un terrifiant serpent qui terrorisait toute la région.

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Le splendide cadre naturel de Fumay.

- Et cette statue ?
- Un peu à l’écart du centre de Fumay, il faut se rendre à la chapelle de Notre Dame de Divers Monts, un endroit très symbolique où, justement, saint Materne aurait œuvré. Et, là, on vous racontera l’histoire de cette statue.
- Allez, Pierre, ne faites pas durer le suspense…
- Encore quelques précisions, voulez-vous ? Ce lieu serait le berceau, si j’ose dire, de Fumay, même le siège de la corporation des Ardoisiers y était établi, des moines y avaient aussi érigé un couvent qui fut détruit après la Révolution française afin d’en revendre les pierres. Néanmoins, une chapelle y fut reconstruite en 1802, restaurée après la Première Guerre mondiale, et la statue de la Vierge qui y trônait était l’objet d’un intense culte. À partir d’un certain moment, elle fut promenée chaque année du site à l’église paroissiale, où elle demeurait du Lundi de la Pentecôte à l’Assomption, c’est-à-dire le 15 août, puis était retournée à la chapelle. Et cette tradition perdure depuis des décennies !
- Ce transfert et ce séjour sont-ils liés à la légende que vous allez nous raconter ?
- Effectivement ! Je vous la livre sans en modifier un mot : « Un jour, qu’on l’avait oubliée dans l’église de Fumay, la Vierge fut prise d’une grande tristesse. La nuit venue, envahie par la nostalgie du couvent, elle descendit de son piédestal bien décidée à regagner seule la chapelle. Elle fit le chemin à pied, sous la pluie, mouillée et souillée par la boue. Elle décida alors de se laver dans le petit ruisseau qui coule au pied des rochers de Divers-Monts afin de rentrer resplendissante dans son sanctuaire. Depuis cette époque, l’eau du ruisseau est réputée miraculeuse et aurait la propriété de guérir maintes maladies, celles des yeux, par exemple. »

L’histoire de Fumay est aussi marquée par d’autres personnages d’envergure, tel Pépin le Bref qui céda ses terres (et celles de Revin et Fépin) à l’Abbaye de Prüm (Ardennes allemandes).

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La Voie verte Trans-Ardennes : « Naturellement ensemble ! »

Outre des sites naturels et des points de vue (Roche de l’Uf, Risque-Tout, Relais…), d’agréables chemins de halage, un port fluvial, la place du Baty, des tilleuls tricentenaires, le château des comtes de Bryas, il y a, encore, les chapelles Sainte-Barbe et Saint-Roch.
Au sujet de cette dernière (construite en 1662 en remerciement de la protection apportée à la cité face au fléau de la peste), une légende était bien ancrée dans les traditions : un clou de la porte d’entrée était embrassé par les femmes afin qu’elles puissent trouver mari dans l’année, sans quoi elles devraient attendre sept années, c’est-à-dire la durée du
service militaire à l’époque, paraît-il !


Et puis, nec plus ultra pour les adeptes des sensations fortes, le « Parc Terre Altitude » appartenant à la communauté de communes « Ardennes – Rives de Meuse » propose un vol (couché !) au-dessus du fleuve à 130 km/h avec la tyrolienne le « Fantasticâble » !
Autres attractions : saut à l’élastique, parcours « acrobatiques et sensations »…

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Passage au-dessus de la Meuse à 130km/h pour les adeptes de tyrolienne !


(*) Au fil des jours, vous pourrez me suivre dans quelque 140 lieux légendaires ou historiques français, belges, luxembourgeois et allemands, repris de mon ouvrage et de mes émissions « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (Éditions Jourdan, RTBF, TV5 Monde, Fréquence Terre-Radio France Internationale) sur le blog spécifique :
http://ardennesmysterieusesinsolitesetsacrees.skynetblogs.be/

Et, chaque semaine, en radio avec une soixantaine de sites ardennais français dans l’émission « Nature sans Frontières » sur « Fréquence Terre-RFI » : http://www.frequenceterre.com/

 

 

 

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