22/05/2016

« Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (90bis/140) : Oignies-en-Thiérache (Belgique) : Le Village des Veuves

Endroits et histoires magiques

 Aujourd’hui, l’heure est venue d’emboîter le pas d’auteurs « locaux », de rassembler ce qui était épars, de (re)donner aux Ardennes leurs lettres de noblesse, de consulter à nouveau les pages des légendes et des traditions typiques de ces contrées merveilleuses afin de préparer au mieux des promenades et des séjours sur place. Et, surtout, d’y goûter ! (*)

 DSCF1126.JPGVoici ma chronique sur VivaCité au micro de Philippe Delmelle :

 

- Alliant des faits historiques, des légendes, des anecdotes et des informations patrimoniales, vous nous invitez à Oignies-en-Thiérache.

 

- L’histoire écrite de ce village remonte jusqu’au VIIIe siècle quand on apprend qu’il faisait partie, tenez-vous bien, de la célèbre Abbaye de Saint-Germain-des-Prés située dans la banlieue de Paris !

Ceci étant précisé, dans le guide touristique communal, sous le titre « Oignies, le village des ardoisières », j’ai lu ces jolies phrases à l’encontre de cette entité nichée au cœur de l’immense forêt ardennaise : « Oignies, un espace gagné par la forêt, où la couleur des schistes n’a d’égale que celle des frondaisons. Marchez sur la pointe des pieds, décelez l’empreinte du gibier, puis percevez l’écho de ces Ardennais qui fendaient la pierre dans les ardoisières. »

 

- Un village qui était le centre de l’Europe des 15, mais, au juste, pourquoi l’appelait-on aussi « Village des Veuves » ?

 

- L’industrie de l’ardoise était omniprésente à Oignies avec, par exemple, quelque 300 artisans, ouvriers et employés œuvrant dans les ardoisières à la fin du XIXe siècle. À cette époque, il n’y avait pas encore de protection des travailleurs et les accidents et maladies professionnelles, telles la schistose et la silicose, étaient nombreux et beaucoup se soldaient par la mort d’ouvriers dans la quarantaine, d’où la dénomination de « Village des Veuves ». Cette industrie périclita et il ne reste que des vestiges de cette époque.

 

- Tel le site du « Trou du Diable », paraît-il...

 

- Effectivement, c’était une ancienne ardoisière sur la route de Fumay, et, ô hasard qui fait bien les choses, la Cathédrale de Lumière n’est pas très éloignée d’elle.

 

Oignies-en-Thiérache1.JPG

 

 

 

 

 

La Cathédrale de Lumière.

 

- À savoir ?

 

- Sur cette même route se trouve un symbole de l’unité européenne, à savoir, une étoile réalisée en pavés de granit et, au milieu d’elle, il y a la « Cathédrale de Lumière », une œuvre en verre dont chaque branche représente un pays des 15 et la longueur est proportionnelle à sa date d’entrée dans l’Union Européenne. Le tout est entouré de chênes, un arbre éminemment symbolique sur le plan de la puissance.

 

- Pouvez-vous nous rappeler ces pays et ces dates ?

 

- En 1958, il s’agissait des pays fondateurs : la Belgique, la France, l’Italie, l’Allemagne, le Grand-duché de Luxembourg et les Pays-Bas, puis, en 1973, le Danemark, le Royaume-Uni et l’Irlande, ensuite, en 1981, la Grèce, en 1986, l’Espagne et le Portugal, et en 1995 , la Suède, la Finlande et l’Autriche. C’est Bernard Tirtiaux l’auteur de cette « Cathédrale de Lumière », un artisan et, aussi, un merveilleux auteur dont j’ai apprécié les romans historiques « Le passeur de lumière », « Les sept couleurs du vent », « Aubertin d’Avalon »…

 

- D’autres précisions concernant sa Cathédrale de Lumière ?

 

- C’est l’artisan lui-même qui évoque une cathédrale rassembleuse, qui se veut annonciatrice d’un monde plus solidaire, plus égalitaire, plus équitable… « Ma grand-mère me parlait déjà du concept de l’Europe avant qu’il ne soit réellement mis en pratique… », précisa Bernard Tirtiaux.

 

 

Oignies-en-Thiérache2.JPG

 

 

 

 

                                                                           Une cathédrale « rassembleuse ».

 

- Et, on retrouve Toine Culot cher à l’auteur Arthur Masson dont il est question à Treignes…

 

- Sur une pierre prétendue tombale, on peut lire : « Le 1er mars 2002, avec mes amis, j’ai enterré le dernier franc. » Signé : Toine Culot, maïeur de Trignolles.

 

(*) Au fil des jours, vous pourrez me suivre dans quelque 140 lieux légendaires ou historiques français, belges, luxembourgeois et allemands, repris de mon ouvrage et de mes émissions « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (Éditions Jourdan, RTBF, TV5 Monde, Fréquence Terre-Radio France Internationale) sur le blog spécifique : 

http://ardennesmysterieusesinsolitesetsacrees.skynetblogs...

 

Et, chaque semaine, en radio avec une soixantaine de sites ardennais français dans l’émission « Nature sans Frontières » sur « Fréquence Terre-RFI » : http://www.frequenceterre.com/

 

 

19:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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