14/06/2016

Cinq décennies de carrière...

DSC02516.JPGPGFFT et ED.jpgIl faut pouvoir s’arrêter à temps ! J’ai rempli mes derniers engagements (Éditions Jourdan, Fréquence Terre-RFI, Ciné-Télé Revue, WDR – radio allemande -, tournage docu-vidéo UCL…), alors, exceptions faites d’un roman ou d’un essai et de quelques chroniques radio annuels, j’arrête mon hyperactivité professionnelle. Cinquante ans d’usines, de chantiers, ateliers, rédactions, studios… merci à tous ceux qui, durant ces décennies, m’ont encouragé, conseillé, soutenu et fait confiance !

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04/06/2016

« Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (140/140) : « Sagesse terrienne et ardennaise »

 

 Endroits et histoires magiques

1.jpg Ceci est la dernière chronique d'une longue série. Merci de m'avoir accompagné sur mes terres natales !

 

 PGFFT et ED.jpg« Littérature sans Frontières » est une chronique radiophonique que j’anime depuis novembre 2010 sur « Fréquence Terre » (web Radio/France).

En 2013, j’ai partagé avec enthousiasme ma lecture du roman de terroir « Toine Culot, obèse ardennais », dont les dernières lignes reflètent assez bien mon ressenti par rapport à ma terre natale :

 

« Lire ou relire Arthur Masson, c’est se plonger dans un bain de jouvence, de bonne humeur et de sagesse terrienne », selon les Éditions Racine qui ont à nouveau publié plusieurs ouvrages de cet auteur ardennais, né au XIXe siècle et décédé il y a un peu plus de quatre décennies.

2.jpgDans « Toine Culot, obèse ardennais », on est au tout début d’une saga qui s’étire sur une trentaine d’ouvrages.

Il s’agit principalement de la naissance, de l’enfance et de l’adolescence de Toine, diminutif d’Antoine, né de Narcisse, cordonnier, et de Phanie, femme au foyer, et de la vie d’un village où les habitants, hauts en couleurs, vont et viennent dans des situations souvent cocasses, parfois franchement émouvantes.

« Un village bien tranquille en sa corolle de forêts », et avec ses maisons typiques « où la chaleur d’un feu sans lésine va sécher aux solives quatre jambons à teint de maure, de belles andouilles lourdes et noueuses comme des massues, et des rectangles de lard larges comme des dalles ».

C’est le pays de la Pomone ardennaise, du nom de la divinité des fruits, composée de « bigarreaux à chair massive, poires fauves, pommes à figures de jeunes filles, trésors vermeils et acidulés qu’il serait criminel de manger cuits » et de son instituteur typé de la manière suivante : « Ses cheveux, qu’il relève en brosse, sont argentés comme l’écorce du bouleau et sa figure a les tons de chaude sanguine des feuilles de chêne en octobre. C’est un homme intelligent, fort d’une belle indépendance à l’égard de tout ce qui ressemble au formalisme. »

Arthur Masson, considéré comme le Pagnol ardennais, fit dire à son héros Toine, devenu adulte et père de quatre filles : « Que ce pays est beau, qu’il est bon et qu’il sent bon ! »

3.jpgCe parfum des Ardennes, c’est le fumet du sol, c’est celui d’un grand feu de bûcherons avec ses nuances complexes de résine fondue et de sève bouillie toute vive par la flamme.

« Tout cela, c’est l’accent de la spiritualité ardennaise. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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« Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (139/140) : À l’instar de Paul Delvaux

 

 Endroits et histoires magiques

 3.jpgAujourd’hui, l’heure est venue d’emboîter le pas d’auteurs « locaux », de rassembler ce qui était épars, de (re)donner aux Ardennes leurs lettres de noblesse, de consulter à nouveau les pages des légendes et des traditions typiques de ces contrées merveilleuses afin de préparer au mieux des promenades et des séjours sur place. Et, surtout, d’y goûter ! (*)

 À chaque fois que je (re)foule le sol ardennais, je ne peux que me souvenir avec une certaine émotion des années de ma jeunesse passées dans les Ardennes liégeoises et luxembourgeoises, voire de vacances ou week-end partagés avec mes proches à Journal, Bohan, Botassart, Saint-Hubert, Aywaille, Couvin, Fumay, Monthermé…, de mes séances de dédicaces à Redu… et, si comparaison n’est pas raison, la visite du Musée Paul Delvaux à Saint-Idesbald m’a également conforté dans ce ressenti profond.

 

Paul Delvaux ?

J’apprécie particulièrement la lumière de certains de ses tableaux évoquant la gare, la forêt et un quartier de Boitsfort… où j’ai aussi habité, mais, j’ai relevé l’une de ses dernières déclarations que je partage volontiers : « J’ai fait comme disait Van Eyck « comme je peux », c’est une magnifique formule pour dire que l’homme a fait son possible… »

Postface2.JPG

 

 

 

La gare forestière de Paul Delvaux.

 

Paul Delvaux est né en 1897 à Antheit. Ce fut son premier lien avec la Wallonie. Il retourna fréquemment dans cette région et y puisa l’inspiration de ses premières œuvres. On lui doit, entre autres, le tableau « Pouhon de Spa » (collection privée).

 

(*) Au fil des jours, vous pourrez me suivre dans quelque 140 lieux légendaires ou historiques français, belges, luxembourgeois et allemands, repris de mon ouvrage et de mes émissions « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées » (Éditions Jourdan, RTBF, TV5 Monde, Fréquence Terre-Radio France Internationale) sur le blog spécifique : 

http://ardennesmysterieusesinsolitesetsacrees.skynetblogs...

 

Et, chaque semaine, en radio avec une soixantaine de sites ardennais français dans l’émission « Nature sans Frontières » sur « Fréquence Terre-RFI » : http://www.frequenceterre.com/

 

 

 

 

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